DOSSIER
ALORS, COLMAR... ÇA BOUGE ?

Alors, Colmar... ça bouge ?

alors, colmar... ca bouge

Notre bien-aimée préfecture cache bien son jeu : derrière ses abords bourgeois et touristiques se dissimule une vie nocturne assez riche en lieux qui bougent pour que le jeune noceur ait de quoi se faire toujours plaisir en soirée.

Reconnaissons-le, Colmar fait souvent figure de belle endormie dans l’imaginaire collectif du clubbing national. Une fois les boutiques de cigognes en peluche fermées et le soleil couché, il est vrai que les rues du centre-ville paraissent bien désertes le plus clair de l’année. Il suffit de pousser une porte pour se rassurer : l’ambiance est d’autant plus chaleureuse à l’intérieur des pubs, comme par exemple le Jame’s On ou le Murphy’s, où se pressent les Colmariens assoiffés à l’issue d’une longue journée de boulot. Un apéritif parfait pour se vider de ses soucis avant d’aller se rassasier dans quelque winstub à la convivialité légendaire...

Merveilleux. Et après ? «ça tourne un peu en rond, on navigue toujours entre quelques endroits sympas, toujours les mêmes, pas trop de choix» regrette un professionnel. «ça manque de différences entre les bars, côté musique c’est toujours la même chose et il n’y a pas de vrai café-concert», note Martin, jeune Colmarien fêtard. «Je préfère souvent aller chez des amis, c’est moins cher et toujours festif», assure son frangin Simon. Bigre ! Mais nous reconnaissons bien là la tendance toute naturelle, qui n’est pas l’apanage des Colmariens, à se persuader que c’est toujours mieux ailleurs.

Parce qu’une fois que l’on gratte un peu, les Eldorados sont légion : par exemple, pour Martin et Simon, c’est le Gambrinus, «souvent bondé, on ne pourrait plus faire entrer une guitare et ça déborde sur le trottoir - une fois, je me suis même pris un seau d’eau sur la tête de la part d’une voisine ! - , mais c’est là qu’on retrouve nos connaissances». Simon aime le D’Jack, pour l’ambiance rock’n’roll le Franky’s n’est pas mal non plus paraît-il, le Cotton demeure indémodable et en sous-sol c’est la Fiesta. La Plancha, ses tartines, ses DJ’s chaque week-end, c’est très hype, à l’instar du N8 - les initiés prononcent "night" - sur la même place de la Cathédrale. «C’est un nouveau lieu qui décolle bien, et en plus c’est ouvert jusqu’à 4h», se réjouit Stéphanie, jeune trentenaire toujours en quête d’une bonne ambiance. De quoi oublier les faillites de 2 ou 3 hauts-lieux ces derniers temps, d’autant plus que l’on n’a pas encore parlé de l’Eden, de l’activisme tous azimuts du Poussin Vert (concerts, expos, rencontres...), des Incorruptibles et de ses soirées à thème assez délirantes, et de quelques autres chouettes endroits encore... Et tout finit à Wintzenheim, et plus précisément au Poisson Rouge, la principale boîte de nuit du coin.

Par ailleurs, les initatives fleurissent «pour que Colmar bouge plus la nuit», du nom d’un groupe Facebook qui entend bien se démener pour y arriver. En attendant les "apéros Facebook", ça se fait, le tout-Colmar se bouscule aux retentissantes soirées organisées par l’association Nightologie dans les alentours. Mais le gros buzz depuis quelques mois, c’est bien sûr les afterworks du jeudi soir dans un bar du centre. «Je n’en rate aucun, il y a un bon esprit et de plus en plus de monde», souligne Stéphanie. Le succès de ces soirées prouve qu’il y a toujours un grand besoin de sortir et de se retrouver le soir, même en semaine, tant que l’ambiance est au rendez-vous... «Il y a de quoi trouver son compte à Colmar, si tu as envie de t’amuser, tu t’amuseras !», tranche notre inconditionnelle des soirées colmariennes.

 
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